Haleco : hygiène, sécurité, environnement de travail
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Réseaux d'assainissement

Sécuriser les interventions et améliorer la qualité de service

Détection, prévention, traitement sont les trois piliers indispensables à une gestion efficace des risques liés aux réseaux d'assainissement. Les deux principales problématiques de qualité et de sécurité qui se posent sur ce type d'installations sont la présence de gaz malodorants et/ou toxiques et la fuite accidentelle d'eaux usées industrielles (ou urbaines) qui peuvent avoir des répercussions graves sur la sécurité et la santé des intervenants mais aussi sur l'environnement.

La gestion, la maintenance, le renouvellement et la réhabilitation des 600 000 kilomètres de réseaux d'eau et des 300 000 kilomètres de réseaux d'assainissement déjà en place constituent un enjeu très important pour les collectivités locales : la pérennité du patrimoine, la qualité du service rendu en dépendent étroitement.

Une bonne connaissance des risques technologiques et sanitaires associés à ces infrastructures est donc indispensable. Comme pour toute intervention en milieu industriel, le contrôle, l'entretien et le traitement des réseaux d'assainissement sont sources de nombreux dangers.

Les risques pour le travailleur sont multiples et peuvent s'exprimer à tout moment, pendant les opérations de manutention manuelle et mécanique, les opérations de levage, la manipulation de produits dangereux et de gaz, les travaux en profondeur ou en tranchées (risque de chute), les travaux à proximité des lignes électriques, les travaux bruyants. Pour l'environnement, ce sont surtout les risques de contamination du milieu naturel par des eaux usées qui sont prépondérants. Dans ce dossier, les solutions de prévention des débordements dans le milieu extérieur des réseaux d'assainissement et de détection des gaz dans ces réseaux seront particulièrement détaillées.

SECURITE DES RESEAUX : DETECTION DES GAZ

Le détecteur de gaz : l'allié du nez

Le nez humain, bien que moins efficace que le nez du chien, est capable de détecter de très faibles concentrations d'odeurs et de les qualifier. Les nez électroniques moins performants que le nez humain, peuvent se révéler utiles dans certaines utilisations. Plus que les odeurs, ils détectent les gaz et leurs concentrations.

Il est impossible de quantifier les odeurs par la simple mesure des différentes molécules qui la composent, qui se comptent par centaines et interagissent entre elles. Il a donc fallu mettre au point des méthodes de mesures olfactométriques, avec l'aide d'un jury de nez, composé ou non de professionnels.

Il existe désormais une méthode normalisée (EN 13725) de mesures du niveau d'odeurs par olfactométrie dynamique. Des échantillons d'air sont prélevés selon un protocole précis et sont ensuite dilués à l'air pur par un olfactomètre qui insuffle le mélange et deux contrôles d'air pur dans trois cornets de flairage.

Le processus est répété jusqu'à déterminer le niveau d'odeurs, exprimé en unités d'odeurs qui représentent le facteur de dilution nécessaire pour que 50 % des nez ne sentent plus rien.

La lourdeur de la méthode olfactométrique et son coût ont cependant tourné tous les regards vers les nez électroniques capables de détecter des changements dans le profil odorant de l'environnement et d'effectuer une analyse de composés précis pour envisager le traitement le mieux adapté.

Les principaux responsables des mauvaises odeurs sont les composés soufrés, dont l'hydrogène sulfuré (H2S), les composés azotés, dont l'ammoniac, et des composés organiques volatils, comme aldéhydes et cétones. Ces analyses peuvent se faire ponctuellement par des prélèvements d'air mais il existe désormais des appareils de mesure en continu de certains composés, notamment les composés soufrés réduits et l'ammoniac. Ceux-ci sont largement utilisés pour empêcher le dépassement des seuils limites de ces composés, nocifs pour le personnel.

Différents types de capteurs sont sensibles à différentes familles de molécules odorantes : composés soufrés, vapeurs alimentaires, solvants, gaz toxiques et peuvent être utilisés ensemble pour capter les constituants d'une odeur. Le calibrage se fait par rapport à une mesure humaine par les méthodes classiques d'olfactométrie, associées à des analyses physico-chimiques. Seul hic : les capteurs sont très sensibles aux conditions extérieures de température et d'humidité et leur fiabilité tend à diminuer avec le temps. Les modèles récents comprennent donc une chambre d'analyse à atmosphère contrôlée.

Les détecteurs de gaz sont des outils indispensables pour garantir la sécurité du personnel travaillant sur les sites de traitement ou de collecte des eaux usées. Les fabricants d'appareils n´hésitent pas à agrandir leur palette de choix des composés à détecter. La détection de gaz toxiques et explosifs dans les réseaux d'assainissement ou les stations d'épuration est un secteur en pleine activité vu le nombre de nouveaux produits proposés sur le marché. Ces appareils de détection ont une fonction primordiale, ils assurent la sécurité du personnel travaillant sur les sites confinés, où diverses réactions d'origine chimique et biologique sont à l'origine de problèmes d'odeurs. En plus de la toxicité de certaines de ces odeurs s'ajoute le risque de formation de mélanges explosifs avec l'air. La détection est donc une étape incontournable avant l'analyse et le traitement même de ces gaz.

Où se cache le danger ?

La majorité des problèmes d'odeurs en réseau se situe au niveau des regards de passage recevant un effluent d'une conduite en charge, dont le temps de séjour est trop long. Elles peuvent aussi provenir des postes de dégrillage et de la fermentation des refus, ou des collecteurs gravitaires au débouché de refoulement. Dans la station d'épuration, le prétraitement, le décanteur primaire, les épaississeurs et les digesteurs des boues sont concernés.

Quels gaz pour quels dangers ?

Les gaz toxiques et inflammables sont les mêmes dans les réseaux d'eaux usées que dans les zones confinées des stations d'épuration. Les eaux résiduaires urbaines peuvent contenir une vingtaine de composés différents, dont les composés soufrés représentent 80 à 90 % des odeurs étant donné leurs seuils de détection olfactifs très bas. L'hydrogène sulfuré est le plus présent avec son odeur caractéristique d'ouf pourri. Ce gaz est le plus odorant des gaz toxiques car il possède le seuil olfactif le plus bas.

Mais lorsqu'ils sont présents à de fortes concentrations, supérieures à 150 ppm, les molécules d'hydrogène sulfuré inhibent les nerfs olfactifs. Aucune odeur ne s'exprime, mais les risques de toxicité sont latents. Le document technique du FNDAE nº13 sur la lutte des odeurs en assainissement rapporte en effet "qu'au-delà de 500 ppm, les personnes perdent connaissance et peuvent au bout de 30 à 60 minutes mourir par asphyxie. Dans ce cas, la toxicité de l'hydrogène sulfuré est équivalente à celle du cyanure d'hydrogène".

Quels sont les différents types de détecteurs de gaz ?

Les appareils de détection servent à avertir les égoutiers et les techniciens des stations d'épuration du danger auquel ils peuvent être soumis. Ils sont soit portables soit installés en poste fixe en version monogaz ou multigaz, selon les caractéristiques des sites à surveiller. Les égoutiers qui travaillent dans les réseaux de collecte utilisent principalement des appareils portables, les postes fixes sont surtout installés au niveau de la station.

Certains sites dans une station de traitement requièrent en effet une surveillance en continu des concentrations en gaz dans l'air, cela concerne surtout les grandes stations de traitement. Les postes fixes de détection doivent alors répondre à la réglementation sur la protection des travailleurs et des biens.

Les mesures sont effectuées automatiquement en fonction des données de sécurité, où l'hydrogène sulfuré et l'oxygène sont les deux gaz les plus couramment surveillés pour s'assurer de la bonne qualité de l'air. Les appareils le plus souvent utilisés sont les monogaz pour détecter l'hydrogène sulfuré présent partout.

Les appareils qui détectent les gaz explosifs sont utilisés dans des sites précis où ils sont susceptibles d'être présents en forte concentration.

Dans les réseaux de collecte, les appareils portables multigaz sont couramment utilisés car le danger est partout et la surveillance du taux d'oxygène dans l'air est indispensable.

En plus de la détection de l'oxygène et de l'hydrogène sulfuré, les fabricants n'hésitent pas à proposer de nouvelles cellules pour la détection jusqu'à cinq gaz en même temps : l'hydrogène sulfuré, le méthane et l'oxygène, mais aussi le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone. Dans les zones urbaines, le monoxyde de carbone peut en effet entrer dans les canalisations et en fonction des flux d'air présenter un danger pour les égoutiers.

Quant au dioxyde de carbone, ce gaz issu de la fermentation naturelle des matières organiques tout comme l'hydrogène sulfuré n'était pas jusqu'à maintenant considéré comme un risque majeur en égout. Mais des pays comme l'Allemagne ou les États-Unis considèrent le niveau de 5 000 ppm comme toxique.

Le marché de l'assainissement en France n'est pas demandeur pour le moment, mais sa toxicité est désormais reconnue. La détection des COV est plus rarement proposée : dans certains égouts près de zones industrielles, les égoutiers ne sont jamais à l'abri d'une vidange sauvage d'une entreprise de peinture, par exemple, qui dégage de fortes vapeurs de COV et de gaz toxiques.

Ergonomie et durée de vie d'un détecteur de gaz

En plus de la diversité des gaz détectables, les efforts réalisés par les fabricants dans le domaine de la détection de gaz portent sur la taille et la légèreté des appareils ainsi que sur leur durée de vie.

La durée de fonctionnement d'un détecteur est fonction du type de cellule et de l'environnement dans lequel il est utilisé. Les cellules qui servent à mesurer les gaz explosifs auront une durée de vie de trois à cinq ans suivant les technologies, alors que les cellules utilisées pour la mesure de l'oxygène et les gaz toxiques doivent être changées entre vingt-quatre et trente-six mois. <

Réglementation

En France, il n'existe pas de réglementation sur l'utilisation des appareils de détection des gaz en assainissement et notamment sur la question "quand et qui doit étalonner les appareils pour s'assurer de leur bon fonctionnement ?"

Par rapport à la présence de ces gaz et le danger qu'ils représentent, il faut se référer au Code du travail qui recommande le devoir de sécurité du personnel sur leur lieu de travail.

L'article R-232-12 précise en effet que " l'air des ateliers doit être renouvelé de façon à rester dans l'état de pureté nécessaire à la santé des travailleurs".

Concernant les odeurs liées à l'assainissement et provocant des nuisances olfactives, notamment vis-à-vis du voisinage, deux textes sont à retenir : l'arrêté du 1er mars 1993, relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau, ainsi qu'aux rejets de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation, et l'arrêté du 2 juin 1998, relatif aux règles techniques, auxquelles doivent satisfaire les installations soumises à autorisation au titre de la rubrique 2680-2 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement.

Ces textes proposent des suggestions au sujet du traitement des odeurs, et la motivation à traiter ces odeurs dépendra du contexte de la station d'épuration.

Concernant les appareils de détection, des contrôles réguliers sur le bon état des appareils sont tout de même recommandés.

Les fabricants préconisent deux étalonnages annuels aux utilisateurs. L'étalonnage des appareils peut être réalisé par du personnel habilité, souvent formé par les fabricants ou les distributeurs. Il est conseillé de faire étalonner son appareil tous les ans.

SECURITE DES RESEAUX : DETECTION DES POLLUANTS MICROBIOLOGIQUES DE L'AIR

Il existe sur le marché des préleveurs destinés à la mesure de l'exposition individuelle aux polluants microbiologiques contenus dans l'air. Ce type d'appareil permet de mesurer et d'identifier des polluants tels que les bactéries, les moisissures, les levures, les pollens, les spores et les virus pour différentes applications comme celle dans les réseaux d'assainissement.

Le principe consiste à effectuer un prélèvement d'air et de piéger les aéro-biocontaminants sur un liquide. La qualité microbiologique de l'air en aérobiocontaminants est ensuite évaluée grâce à une analyse en laboratoire du liquide de piégeage.

SECURITE DES RESEAUX : EQUIPEMENT-TYPE D'UN AGENT D'INTERVENTION

L'exemple de l'agent de curage

Pour sa sécurité et celle des personnes évoluant autour du lieu d'intervention, l'agent de curage doit sécuriser son environnement de travail et s'équiper d'équipements de protection individuelle :

  • un casque pour protéger la tête contre les chocs et chutes d'objets
  • une lampe frontale pour voir clair dans les regards et collecteurs
  • une protection auditive pour protéger l'ouïe en cas d'utilisation d'un hydrocureur
  • des lunettes étanches pour protéger les yeux des projections d'eau sous pression
  • ou de chocs avec la buse métallique
  • un gilet haute visibilité pour être bien vu par les usagers de la route et les intervenants
  • du chantier de jour comme de nuit
  • un détecteur de gaz pour alerter d'un risque d'asphyxie ou d'intoxication
  • des gants, sous-gants de protection résistants à l'abrasion et aux produits chimiques
  • du matériel de manutention des plaques de regards pour soulever les plaques de regards sans se faire mal au dos et sans risquer d'écraser les doigts
  • un masque de fuite équipé d'un cartouche ABEK
  • une signalisation pour signaler tout regard ouvert
  • un harnais antichute pour tous les travaux avec risque de chute de hauteur
  • des bottes pour protéger contre les chocs, les glissades, l'eau et les infections
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QUALITE DES RESEAUX : DEGRADATION

La lutte contre la dégradation des réseaux d'eau potable, d'assainissement ou de process fait intervenir plusieurs technologies qui utilisent elles-mêmes plusieurs types de matériels et de produits.

Parmi ces technologies, on identifie par exemple les dispositifs utilisés pour répondre aux problèmes liés aux aspects structurels des réseaux et aux problèmes de fuites, et les dispositifs et produits de protection contre la corrosion, le tartre et l'encrassement.

La protection contre la corrosion est assurée par l'ajout de produits anti-corrosion dans l'eau, ou par le revêtement des canalisations.

La prévention de la dégradation des eaux par le calcaire est réalisée par exemple en provoquant la formation de celui-ci en suspension dans l'eau, plutôt que sur les canalisations.

Parallèlement aux techniques de protection des réseaux, leur surveillance est également un point clef pour éviter leur dégradation.

Le coût des fuites dues à une dégradation des réseaux peut avoir d'importantes répercussions économiques. En France, un quart des canalisations ont plus de quarante ans, et beaucoup doivent être renouvelées. En effet, celles-ci sont essentiellement en fonte grise et en acier non revêtu. On estime que chaque année au moins 20% de l'eau potable produite n'arrive pas jusqu'à l'abonné final. Concernant les réseaux d'assainissement, le taux de collecte global ne serait lui que de 50%.

Les procédures qualité en assainissement

Il y a dix ans, une étude de l'agence de l'eau Rhin-Meuse mettait en avant que 25 % des réseaux neufs étaient non conformes dès réception, et 25 % des réseaux âgés de quelques années étaient déjà défectueux. Dans les deux cas, des eaux claires parasites s'infiltrent ou des eaux usées s'échappent dans le sol, vers les nappes phréatiques. Aujourd'hui encore, l'importance des travaux de réhabilitation montre que les améliorations ne sont pas suffisantes.

Les agences de l'eau ont mis en place depuis plusieurs années des chartes qualité applicables aux chantiers de canalisations pour les départements couverts par les territoires de bassin. A l'heure actuelle, il en existe une dizaine sur le territoire français.

Chaque charte réunit au sein d'un comité toutes les parties impliquées dans la réalisation d'une opération d'assainissement : maîtres d'ouvrage, maîtres d'oeuvre, entreprises, fournisseurs, fabricants, contrôleurs, financeurs, géotechniciens, associations. L'objectif de ces procédures est de prolonger la durée de vie des canalisations.

Différents types de défauts peuvent se rencontrer sur les réseaux d'assainissement :

  • les inversions de pente donnent naissance à des poches d'eaux usées, qui entraînent la formation de sulfure d'hydrogène (H2S). En présence d'eau, il se transforme en acide sulfurique (H2SO4) et attaque les produits basiques, comme le ciment. Les matières plastiques telles que le polyéthylène (PE), le polychlorure de vinyle (PVC), ou le PRV (polyester armé en fibres de verre), ne sont pas concernées par ces problèmes. L'inversion de pente fait peser le risque d'une obturation.
  • le positionnement défaillant du joint d'étanchéité : les eaux usées s'échappent et contaminent l'environnement, dont les nappes phréatiques. A contrario, une source d'eau claire peut s'infiltrer dans la canalisation. Ces eaux parasites surchargent alors inutilement le réseau d'assainissement et la station d'épuration, ce qui entraîne un surcoût pour le traitement.
  • les problèmes de branchements pénétrants liés à un défaut de pose. Ils réduisent la section de la canalisation principale et entraînent à terme son obturation. Les phénomènes d'ovalisation, de fissuration, de poinçonnement, de déboîtement, d'effondrement ou de perforation peuvent apparaître si les canalisations ont été mal conçues ou mal placées. Le risque potentiel est alors la ruine complète de l'ouvrage et la nécessité de le remplacer. Conclusion : les conséquences de ces différents défauts sont une pollution environnementale, le dysfonctionnement du réseau d'assainissement et de la station d'épuration, et un surcoût de l'investissement et du prix de l'eau.

Les premières mesures à prendre (à part une bonne pose) peuvent être d'ordre hydraulique, en évitant les conduites trop longues, notamment en refoulement et en prévoyant des curages réguliers des bâches de pompage. Si les variations saisonnières sont importantes, il est aussi possible de mettre en place deux réseaux de canalisations de diamètres différents pour s'adapter aux débits variables.

Le traitement des gaz dissous corrosifs pour les réseaux

Présents dans l'air, les composés toxiques comme l'hydrogène sulfuré sont également dissous dans l'eau. Ils jouent un rôle aussi néfaste que dans l'air mais cette fois pour les canalisations.

Ces gaz possèdent un fort pouvoir de corrosion et doivent donc être traités. Les principaux traitements proposés pour combattre l'hydrogène sulfuré sont soit préventifs avec le nitrate de calcium, soit curatifs avec le chlorure ferrique.

Le nitrate de calcium empêche la formation d'hydrogène sulfuré lorsqu'il est injecté en amont de l'apparition des odeurs, tandis que le chlorure ferrique permet uniquement d'éliminer l'hydrogène sulfuré quand celui-ci est déjà formé dans les réseaux.

De nouveaux traitements voient le jour alliant l'effet curatif et préventif en un seul point d'injection comme par exemple les traitements associant le nitrate et le fer : plus cher à l'achat, il permet cependant de réduire l'utilisation de nitrate de calcium en amont.

Outre ces approches classiques, deux techniques semblent prêtes à se développer. La technique du plasma froid, pour des applications essentiellement industrielles, est désormais utilisée sur six sites d'épuration municipale en France.

Par ailleurs, se commercialisent aussi des bâches photocatalytiques. Sous l'effet des UV naturels, des catalyseurs placés dans les bâches génèrent des radicaux qui oxydent les molécules odorantes.

QUALITE DES RESEAUX : PREVENTION DES DEBORDEMENTS ET FUITES

De plus en plus de communes s'équipent d'obturateurs pour leurs réseaux de collecte des eaux pluviales et les sorties de stations d'épuration afin de prévenir tout déversement d'eaux polluées/usées de leur réseau d'assainissement dans l'environnement. L'obturation devient également l'un des piliers de la prévention des déversements accidentels au sein des entreprises. Si les Drire ne fixent pas d'objectifs de moyens en matière de sécurité, mais seulement des objectifs de résultats, il semble qu'elles reconnaissent dans ces systèmes des solutions efficaces. S'équiper de systèmes d'obturation est une action forte de management environnemental qui participe à l'obtention de la certification ISO 14001 pour de nombreuses industries.

Chaque déversement a sa solution dimensionnée : pour les réseaux d'assainissement, les grosses canalisations souterraines nécessitent l'emploi de systèmes gonflables le plus souvent à poste fixe. Les systèmes gonflables sont en effet en général plus intéressants sur le plan économique que les vannes classiques. En outre, ces procédés sont plus fiables.

Les obturateurs fixes sont toujours en place dans les canalisations et sont mis en action (à distance ou non) lorsqu'il y a risque.

Caractéristiques des obturateurs fixes

Chaque obturateur fixe doit être choisi :

  • en fonction du type de polluant à contenir (eaux usées urbaines, ou effluents industriels plus ou moins toxiques ou corrosifs)
  • en fonction du diamètre des canalisations à obturer
  • en fonction des volumes à contenir (pression, résistance)

Sur le marché français, il existe principalement trois types d'obturateurs : l'un s'installe en sortie de canalisation, un deuxième dans le regard lui-même, l'autre dans la canalisation. Leur principe repose sur le gonflage de ballons lors d'incidents.

Ces ballons sont formés d'une structure multicouche sur trame tissu. La trame en tissu permet une extension du diamètre mais non en longueur. Les tubes intérieurs des coussins obturateurs sont en polyéthylène résistant aux chocs.

Les obturateurs gonflables sont le plus souvent fabriqués dans un caoutchouc renforcé avec fibre aramide ce qui leur permet de résister à la plupart des polluants. Pour des risques de déversement d'effluents chargés en produits chimiques très agressifs ou peu dilués, des obturateurs en qualité nitrile sont nécessaires.

L'enveloppe élastomère doit être doublée : elle sera proposée en gommage standard (bonne tenue aux produits chimiques) ou en gommage protégé (résistance accrue aux hydrocarbures et aux produits chimiques agressifs).

Attention : tous les éléments de maintien et les accessoires des obturateurs (chaînes de maintien, flexible de gonflage) doivent eux aussi être résistants aux polluants et à la corrosion.

Les obturateurs gonflables poste fixe ont été conçus pour rester en permanence dans les canalisations afin d'en assurer l'obturation immédiate lors d'une pollution accidentelle. L'obturateur est placé dans la partie supérieure de la canalisation, sans perturber les écoulements.

Quand il est gonflé, l'obturateur assure dans la canalisation une étanchéité parfaite, même en présence de particules telles que sable et boues.

Le mode de fixation et l'intervention (nécessaire ou pas) après dégonflage sont les deux points permettant de les comparer.

Les uns sont fixés sur un axe central et les autres sont plaqués sur le "plafond" de la canalisation. L'intérêt est alors de ne pas gêner l'écoulement des fluides ni retenir des saletés, et même de protéger l'obturateur des rongeurs. Après fonctionnement, certains systèmes nécessitent une intervention humaine, pour remettre un sachet de maintien par exemple. D'autres, grâce à l'utilisation d'un alliage à mémoire de forme, permettent au ballon de reprendre sa position initiale.

Pour l'alimentation électrique et par air comprimé, il est conseillé de disposer d'une alimentation indépendante, même si le système d'obturation est géré sous forme centralisée. Pour des questions de sécurité, l'organe de commande n'entre pas en contact avec la substance dangereuse - une distance de sécurité d'au moins 10 m est donnée.

Caractéristiques des obturateurs mobiles d'intervention

Ils sont utiles pour des interventions spéciales sur des canalisations d'assainissement accessibles.

Les obturateurs dilatables

Ils sont en caoutchouc renforcé, existent en plusieurs diamètres, se positionnent dans les trous à obturer et sont ensuite gonflés grâce à des kits de gonflage ou une pompe à main (pour des diamètres ? 400 mm).

Leur mobilité est renforcée par leur faible poids : ils peuvent être équipés d'une canne d'introduction pour faciliter leur mise en place dans des ouvertures difficilement accessibles.

Les obturateurs traversants

Ces obturateurs mobiles sont adaptés aux grosses canalisations jusqu'à 2400 mm (2,40 mètre) de diamètre. Ces gros boudins gonflables sont équipés en leur centre d'un passage traversant sécurisé qui permet de laisser comme son nom l'indique un passage dans la canalisation d'un côté à l'autre du boudin et de réaliser par exemple une purge rapide et contrôlée de la canalisation. Ces obturateurs gonflables sont aussi équipés en standard de points de manutention et d'un tampon d'introduction qui facilitent leur installation.

Les obturateurs autonomes

Souvent utilisés pour sécuriser les zones de dépotage, les obturateurs autonomes sont en permanence branchés sur le réseau d'air comprimé ou sur une alimentation bouteille, prêts pour l'intervention. Au moment de son utilisation, l'opérateur déplace uniquement l'obturateur et sa canne d'introduction. Une simple action sur la vanne permet alors le gonflage de l'obturateur.

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