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Pollution de l'eau

L'eau, les hommes... les polluants

Aujourd'hui, bien rares sont les régions du monde épargnées et les milieux aquatiques continentaux non pollués. La moitié des fleuves et des lacs européens et nord-américains serait gravement polluée.

Moins connue, la situation dans les pays en développement ne serait pas meilleure. Selon les experts du Conseil mondial de l'eau, dans un rapport élaboré pour le deuxième Forum mondial de l'eau (mars 2000, La Haye), seuls « deux des principaux fleuves mondiaux peuvent être qualifiés de sains : l'Amazone et le Congo ».

Au total 20% des espèces aquatiques ont disparu au cours des dernières années ou sont menacées d'extinction à cause des pollutions aquatiques.

A - La pollution de l'eau et ses polluants

La pollution de l'eau résulte de décharges de substances qui engendrent une dégradation de sa qualité pour d'autres utilisateurs. L'accroissement de la population et l'industrialisation ont entraîné la pollution des eaux notamment intérieures.

Les différents types de pollution peuvent être classés suivant la nature des polluants, leur source et la masse dans laquelle ils sont déversés. Quant au degré de pollution, il dépend de la concentration des polluants présents dans la masse d'eau et de leurs effets sur les autres utilisations de l'eau.

Les hydrocarbures ont une place importante dans les pollutions aquatiques accidentelles.

Les marées noires dans les eaux douces relèvent souvent de la négligence : les citernes vétustes ou abandonnées fuient dans les entreprises, les établissements publics et chez les particuliers ; le segment routier − entreprises de transport, accidents de la route, fuite des stations service − est un contributeur important, suivi par la corporation des distributeurs livreurs de fuel et par les dégazages de péniches et de bateaux de loisir.

Ces hydrocarbures sont des produits neufs ou des déchets, des huiles de vidange, des huiles à usage industriel. En outre, ils peuvent cacher des PCB.

Les autres substances polluantes souvent répertoriées proviennent du secteur agricole, du secteur des transports, du secteur industriel et du dysfonctionnement du réseau de collecte et d'assainissement des eaux pluviales et usées.

A1 - Les différents polluants rencontrés

A1a - Les pathogènes

bactéries, virus, protozoaires, ce sont tous des vecteurs de maladies qui proviennent habituellement des eaux usées.

A1b - La demande biochimique en oxygène (DBO)

elle résulte de la décomposition de déchets organiques dans la masse d'eau. Les usines de pâtes et papiers ainsi que les égouts municipaux sont des sources importantes de DBO. Lorsque l'oxygène dissous est épuisé, tous les poissons meurent et leur décomposition anaérobie libère des gaz nocifs.

A1c - Les éléments nutritifs, l'azote et le phosphore

ils enrichissent l'eau et accélèrent le vieillissement des lacs et des cours d'eau (eutrophisation). Les principales sources sont les égouts municipaux, les écoulements urbains et le lessivage des terres cultivées.

A1d - Les substances toxiques

elles comprennent les métaux lourds (plomb, mercure, etc.), les hydrocarbures chlorés (le DDT, les BPC, etc.), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (benzopyrène, etc) et les phtalates (phtalate de dibutyle, etc.). Un mélange de ces substances peut s'avérer dangereux, même lorsque la concentration de chaque produit reste inférieure au niveau létal.

Les polluants d'origine pétrolière sont également toxiques. Ils étouffent les organismes aquatiques et causent la mort des oiseaux en détruisant les propriétés imperméabilisantes de leur plumage. Ils peuvent nuire à la santé des organismes aquatiques, de ceux qui les consomment et de ceux qui boivent une eau contaminée.

A1e - L'acidification

ce phénomène survient à la suite de précipitations contenant des oxydes de soufre et d'azote émis par les industries et les véhicules à moteur.

A1f - La pollution thermique

elle consiste en une modification de la température qui résulte des déversements d'eaux chaudes, comme les eaux de refroidissement d'une centrale nucléaire. Cette modification devient pollution lorsque l'augmentation de température provoque une diminution de la teneur en oxygène dissous et une accélération de l'eutrophisation.

B - Des solutions pour lutter contre les pollutions

Avant même d'attendre que l'eau soit polluée, des actions de prévention doivent être mises en place.

B1 - En fonction des polluants, les méthodes de prévention diffèrentes

B1a - La désinfection

généralement à base de chlore, est couramment utilisée contre les pathogènes.

B1b - La DBO

peut être réduite en amont du déversement en traitant les effluents municipaux et industriels dans des bassins de décantation et de rétention et dans des stations d'activation des boues.

B1c - Le contrôle de l'azote et du phosphore

consiste à réglementer la source (détergents sans phosphore) et l'utilisation du sol (limites d'usage des engrais). Des traitements spéciaux permettent de les éliminer des effluents municipaux et industriels.

B1d - Les matériaux toxiques

doivent être régulés en amont. La diversité des produits toxiques va de pair avec celles des problèmes qu'ils engendrent et des possibilités de régulation qui existent. Les BPC (biphényl polychlorés), par exemple, doivent être contrôlés sur le lieu de production pour limiter leur dispersion.

Certains produits toxiques peuvent être remplacés par des substituts non toxiques.

B1e - L'acidification

peut être prévenue efficacement en contrôlant les rejets atmosphériques d'oxydes d'azote et de soufre.

B1f - Les modifications de température

peuvent être évitées en dissipant la chaleur dans l'atmosphère à l'aide d'un refroidissement par air.

B2 - En dernier recours, la dépollution est nécessaire

Certaines substances organiques sont facilement biodégradables et peuvent donc être décomposées et éliminées grâce aux capacités naturelles d'autoépuration des milieux aquatiques. Mais, lorsqu'elles sont en excès, leur décomposition peut entraîner l'asphyxie de la faune aquatique. En cas de forte pollution, la vie végétale aussi tend à disparaître.

Les hydrocarbures, comme le pétrole, sont des composés organiques biodégradables. Ils peuvent cependant avoir des effets toxiques importants sur la flore et la faune aquatiques lorsqu'ils sont présents en grandes quantités. Or, les fortes pollutions ponctuelles aux hydrocarbures ne sont pas rares, notamment sur les milieux continentaux.

En cas de forte pollution, 4 grandes familles de produits sont utilisables : les dispersants, les produits de lavage, les absorbants, les biodégradants, auxquels il est possible d'ajouter, de façon plus marginale, les agents repousseurs, les filmogènes ou encore les gélifiants.

Etant utilisés dans l'environnement naturel, il est logique que ces produits fassent l'objet de contrôles pour s'assurer de leur innocuité. Des procédures visant à les homologuer, agréer ou approuver, ont été instaurées dans les pays développés. Elles permettent d'établir des listes de produits autorisés ou recommandés.

En France, la majorité des méthodes de tests ont fait l'objet de normalisation auprès de l'Association Française de Normalisation (AFNOR). Le Cedre (le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) est chargé des tests et des recommandations. Il se fait assister, si nécessaire, par un groupe de travail piloté par le ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, composé de représentants des ministères et d'organismes de recherche, pour établir les critères et seuils de références applicables aux produits testés.

C - Les absorbants

Ces produits sont utilisés pour fixer le polluant, par imprégnation, en vue d'en faciliter la récupération.
Deux catégories existent :

  • Les absorbants hydrophobes, destinés à la récupération de produits apolaires comme les hydrocarbures, ils sont utilisables sur sols et sur l'eau en général.
  • Les absorbants tous liquides, destinés à la récupération de produits polaires ou apolaires, ils sont exclusivement utilisables sur les sols.

L'utilisation d'absorbants hydrophobes pour fixer et agglomérer un pétrole ou certains autres polluants en cas d'accident, est une technique efficace et couramment employée pour des petites pollutions, sur sols, sur les plans d'eau calme ou sur les chantiers de lavage.

Sur l'eau, il est nécessaire d'employer des absorbants hydrophobes flottants qui, placés en présence d'eau et de pétrole, ont la faculté de fixer le pétrole plutôt que l'eau.
Ces produits sont disponibles

  • En vrac, sous forme de poudres, fibres, copeaux, fines particules, etc.
  • Conditionnés, sous forme de tapis, feuilles, rouleaux, barrages, etc.

Les absorbants de haute densité (densité > eau), faisant couler le polluant, sont à éviter lors des opérations de lutte en eaux intérieures ou en mer.
Haléco propose trois marques d'absorbants à choisir en fonction de leur utilisation :

  • les absorbants naturels NaturSorb® (norme ASTM E84) ;
  • les absorbants en polypropylène Pollusorb® ;
  • les absorbants en polypropylène SPC.

C1 - A chaque pollution son absorbant

Pour les produits divers, comme les huiles, les solvants, l'eau, les trois marques proposent des absorbants de formats différents (feuilles, rouleaux, coussins, boudins, tapis, etc). En fonction de sa résistance mécanique, de sa capacité d'absorption et de son format, l'absorbant peut être utilisé en intervention, maintenance ou prévention.

Face à une pollution aux hydrocarbures, les trois marques proposent également des absorbants adéquats. Comme dans le premier cas, sa fonction dépend des caractéristiques précises.

Contre une pollution aux produits chimiques, seul Pollusorb® propose des absorbants utiles en intervention ou en maintenance.

Afin de déterminer la nature du polluant des outils sont disponibles : des bandelettes d'identification et des béchers de prélèvement.

C2 - Diversité des types d'absorbant

Feuilles absorbantes
récupèrent les déversements d'hydrocarbures sur l'eau par temps calme et peuvent être utilisées pour protéger les berges en cas de pollution

Rouleaux absorbants légèrement calandrés
utilisés essentiellement lors d'interventions et traitements des déversements d'hydrocarbures sur le sol ou sur l'eau par temps calme ou pour protéger des berges.

Microfibres absorbantes
conçues pour filtrer les hydrocarbures dans l'eau et dans l'air humide.

Barrages hydrophobes
retiennent les huiles et les pollutions sur l'eau et les absorbent

Barrages absorbants avec jupe lestée
absorbent et contiennent les déversements d'hydrocarbures sur l'eau

Barrages absorbants 100% fibre pure
retiennent et absorbent rapidement les huiles et les pollutions hydrocarbures sur l'eau (adaptés pour une utilisation en milieu marin)

Minis barrages de rétention
retiennent les pollutions dans les endroits difficiles d'accès

Barrages de rétention
recommandés pour les cours d'eau à faible courant

Tapis absorbant spécial berges et rivages
absorbent de façon préventive ou curative les hydrocarbures à la surface de l'eau et protègent les rives d'une pollution éventuelle

Filets absorbants Oil Nets
utiles pour le nettoyage des côtes et des rochers en cas de pollution

C3 - D'autres formes d'absorbants

Flocons absorbants forte capacité
absorbent les huiles à la surface de l'eau et flottent même saturés

Tourbe absorbante hydrofuge
absorbe les hydrocarbures sur le sol et l'eau

Oil Sponge bleu
poudre absorbante pour assèchement de surface

Cell-U-Sorb
flocons absorbants biodégradables en cellulose

Pour ramasser les absorbants sur l'eau après leur effet, une épuisette télescopique et des pelles antistatiques peuvent être utilisées.

C4 - Des kits d'intervention conformes avec les règlements OPA90

adaptés pour les interventions en milieu maritime sont également disponibles

Hydrocarbure 1 381 litres
pour une pollution de 1 100 litres, soit 7 barils

Hydrocarbure 2 251 litres
pour une pollution de 1 900 litres, soit 12 barils

D - Les dispersants

En contribuant à la dissémination du pétrole, les dispersants stimulent et accélèrent la dégradation par le milieu naturel.

Une procédure de test des dispersants, spécifique à leur usage en eau douce, s'est révélée nécessaire car leur efficacité dépend très souvent de la salinité de l'eau : les dispersants marins les plus performants donnent de médiocres résultats en eau douce. De plus, il est nécessaire de tenir compte de la sensibilité propre aux organismes d'eau douce.
Le test comprend un examen d'efficacité, de toxicité et de biodégradabilité.

E - Les produits de lavage

Ces produits sont utilisés pour faciliter le nettoyage des rochers et des ouvrages souillés.
Non émulsionnants, ils facilitent la désorption du polluant du rocher pour une récupération en pied d'ouvrage.
Emulsionnants, ils facilitent la désorption du polluant du rocher puis aident à la dispersion de ce polluant dans le milieu naturel.

Les méthodes d'essais spécifiques aux produits de lavage ont été normalisées, avec une mesure du pouvoir émulsionnant (NF.T.90-348) et une mesure du pouvoir nettoyant (NF.T.90-364).

F - Les biodégradants

Conçus pour favoriser ou accélérer la biodégradation des hydrocarbures, ces produits contribuent à la restauration des sites pollués ou au traitement des déchets issus de pollutions.

On appelle biodégradation des hydrocarbures, l'ensemble des transformations des chaînes carbonées par l'action des micro-organismes. Au fil du temps, les hydrocarbures peuvent être dégradés en composés plus légers jusqu'à une conversion complète en gaz carbonique et eau.
Une partie du carbone est utilisée par les microorganismes pour se multiplier et former de la biomasse qui nécessite en outre de l'azote et du phosphore.

La capacité épuratrice des micro-organismes se trouve limitée par plusieurs facteurs :

la nature des hydrocarbures :
Les paraffines linéaires et les aromatiques légers sont facilement dégradés, mais les hydrocarbures ramifiés, les polyaromatiques lourds, les résines et les asphaltènes le sont beaucoup plus difficilement.

la disponibilité des éléments nutritifs Il en résulte que la biodégradation du pétrole est un processus lent, plusieurs semaines à plusieurs mois, voire plusieurs années dans les conditions les moins favorables, et souvent incomplet, en particulier en ce qui concerne les hydrocarbures lourds.

Les traitements entrepris en vue de favoriser, accélérer, provoquer la biodégradation des hydrocarbures sont encore appelés biorestaurations.

Il existe principalement deux techniques :

la biostimulation : qui consiste à diminuer ou supprimer les facteurs environnementaux qui limitent l'action des bactéries. Il peut s'agir d'ajouter des éléments nutritifs avec des fertilisants, de supprimer toute carence en oxygène, ou d'améliorer la biodisponibilité du polluant. Le recours à des fertilisants est la technique la plus courante.

la bioaugmentation : qui consiste à ajouter des microorganismes au milieu ou au déchet à traiter. Il est possible de combiner des actions de bioaugmentation avec des actions de biostimulation.

Haléco propose des produits biodégradants :

Oil Sponge vert
traite les déversements d'hydrocarbures en combinant absorption et bioremédiation des hydrocarbures

Bioaqua 1
dégrade les hydrocarbures sur l'eau

Bioterre 1
dégrade les hydrocarbures dans les sols, les eaux usées, sur toutes surfaces grâce à une formulation bactérienne

G - Un cadre législatif développé

La France, comme la plupart des états, a mis en place une organisation de lutte répondant aux spécifications des accords internationaux et adaptée à son cadre administratif. La ratification de la convention OPRC lui impose notamment la mise en place d'une structure et d'un plan national d'intervention contre les déversements d'hydrocarbures.

Chaque état choisissant librement son organisation de la lutte antipollution à terre et en mer, la France a choisi de confier la coordination à une structure existante, dotée de l'autorité nécessaire pour mobiliser toutes les compétences utiles.

G1 - Le dispositif Polmar

Historiquement, par les circulaires et instructions Polmar, la France a créé une organisation qui unit sous des commandements uniques les services de l'état, des collectivités locales et des établissements spécialisés dans la lutte antipollution, intervenant alors dans le cadre de plans Polmar-mer pour les façades maritimes et Polmar-terre pour les départements.

Les textes Polmar sont toujours en vigueur (instruction du 4 mars 2002 relative à la lutte contre la pollution du milieu marin, complétés par l'instruction du 11 janvier 2006 portant adaptation de la réglementation Polmar et tirant les enseignements de la crise du Prestige).
à interpréter désormais dans le cadre de l'organisation ORSEC, ils précisent :

  • les mesures de prévention, qui visent à éviter que les pollutions se produisent,
  • les mesures de préparation à lutte, qui visent à donner aux autorités responsables les moyens d'intervenir rapidement en cas d'accident,
  • les mesures de lutte qui visent à limiter les conséquences des pollutions.

G2 - Le dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Securité Civile)

Depuis la parution de la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004, les plans ORSEC ont remplacé les plans de secours spécialisés. Ce dispositif a été créé par la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 (loi n°2004-811) et est précisé par les décrets d'application du 13 septembre 2005 relatif au plan ORSEC (décret n°2005-1157) et au Plan Communal de Sauvegarde (PCS, décret n° 2005-1156).

La nouvelle doctrine ORSEC veut passer d'une planification administrative à une planification opérationnelle. Pour cela, elle vise à :
développer la préparation (formation, entraînements, exercices, etc.) de tous les acteurs, publics ou privés, pouvant intervenir en cas de crise ;
mettre en place une organisation opérationnelle permanente et unique de gestion pour tous les risques touchant gravement la population.

Un dispositif ORSEC est organisé au niveau de chaque :

  • département, sous l'autorité du préfet de département ;
  • zone de défense, sous l'autorité du préfet de zone de défense ;
  • façade maritime, sous l'autorité du préfet maritime.

Le plan ORSEC prévoit l'organisation de l'intervention sous une direction unique, celle du Directeur des Opérations de Secours (DOS).
Le DOS est le maire, ou lorsque la pollution dépasse la capacité de réaction de la commune, le préfet de département pour les opérations de lutte engagées à terre.

Le DOS :

  • dirige et coordonne les actions de tous les intervenants,
  • assure et coordonne la communication,
  • informe les niveaux administratifs supérieurs,
  • anticipe les conséquences,
  • mobilise les moyens publics et privés sur son territoire de compétence.

Sur le terrain, les opérations sont conduites par le Commandant des Opérations de Secours (COS).

G3 - Le plan communal de sauvegarde

L'organisation prévue par les maires pour faire face aux pollutions de petite et moyenne ampleur peut être précisée dans un Plan Communal de Sauvegarde.

La loi de modernisation de la sécurité civile a créé le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) pour assurer l'alerte, l'information, la protection et le soutien de la population en cas d'évènement majeur, naturel ou technologique. Les maires des communes littorales étant réglementairement responsables de la première réponse dans le cadre de leur pouvoir de police générale (art. L.2212-2 du code général des collectivités territoriales) et ayant vu leur rôle clarifié et étendu à la préparation à la lutte (instruction Polmar du 11 janvier 2006), ils disposent là d'un outil précieux pour organiser la lutte contre les pollutions accidentelles de petite et moyenne ampleur sur le territoire de leur commune.

En cas d'inaction d'un maire, ou lorsque les conséquences de la pollution peuvent dépasser les limites ou les capacités de la commune, le préfet de département prend la direction des opérations de secours. Il met en œuvre, s'il y a lieu, le dispositif ORSEC départemental et mobilise les moyens de secours relevant de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics. Si besoin, il mobilise ou réquisitionne les moyens privés nécessaires aux secours.

Lorsque les conséquences de la pollution peuvent dépasser les limites ou les capacités du département, le préfet de zone de défense met en œuvre le dispositif ORSEC zonal. Il attribue les renforts aux autorités chargées de la direction des secours et assure un rôle de coordination des opérations et des moyens de secours publics.

En eaux intérieures, la rapidité de la réaction des responsables pour parer à une menace ou à la survenue d'une pollution, est une condition essentielle d'efficacité. Un rôle de surveillance est donc confié aux services chargés de la police des eaux, de la pêche et des installations classées, avec la participation des services de la sécurité civile, des polices urbaines et de gendarmerie.

H - Les principaux textes régissant les pollutions des eaux intérieures

H1 - Textes européens

H1a - Directive 2000/60/CE

L'Union européenne établit un cadre communautaire pour la protection et la gestion des eaux. La directive 2000/60/CE (23 octobre 2000) établit un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau.

Par cette directive-cadre, l'UE organise la gestion des eaux intérieures de surface, souterraines, de transition et côtières, afin de prévenir et de réduire leur pollution, de promouvoir leur utilisation durable, de protéger leur environnement, d'améliorer l'état des écosystèmes aquatiques et d'atténuer les effets des inondations et sécheresses.

Une détérioration des masses d'eau ne constitue pas une infraction de la présente directive si elle résulte de circonstances exceptionnelles et non prévisibles liées à un accident, une cause naturelle ou en cas de force majeure.

Une liste de substances polluantes prioritaires sélectionnées parmi celles qui constituent un risque important pour ou via le milieu aquatique a été élaborée, via une procédure associant surveillance et modélisation. Par ailleurs des mesures de contrôle relatives à ces substances prioritaires, ainsi que des normes de qualité applicables aux concentrations de celles-ci, ont également été proposées.

H1b - Directive 2008/105/CE

Directive 2008/105/CE (16 décembre 2008) établissant des normes de qualité environnementale dans le domaine de l'eau, modifiant et abrogeant les directives du Conseil 82/176/CEE, 83/513/CEE, 84/156/CEE, 84/491/CEE, 86/280/CEE et modifiant la directive 2000/60/CE.

Cette directive établit des normes de qualité dans le domaine de l'eau. Elles visent à lutter contre la pollution des eaux de surface par 33 substances chimiques prioritaires.

La présente directive prévoit :

  • une révision de la liste des substances prioritaires et des normes de qualité environnementale correspondantes ;
  • des critères transparents pour désigner les zones dites « de mélange », à l'intérieur desquelles les normes peuvent être dépassées sous certaines conditions ;
  • l'élaboration d'un inventaire des émissions, des rejets et des pertes.

H1c - Directive 2006/118/CE

Directive 2006/118/CE (12 décembre 2006) sur la protection des eaux souterraines contre la pollution :
L'UE met en place un cadre de mesures de prévention et de contrôle de la pollution des eaux souterraines, notamment des mesures d'évaluation de l'état chimique des eaux et d'autres visant à réduire la présence de polluants.

H2 - Textes français

H2a - L432-2 du Code de l'environnement (partie pêche en eau douce)

Le fait de jeter, déverser ou laisser couler directement ou indirectement des substances quelconques dont l'action ou les réactions ont détruit le poisson ou nuit à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 18 000 € d'amende.

Le tribunal peut, en outre, ordonner la publication d'un extrait du jugement aux frais de l'auteur de l'infraction, dans deux journaux ou plus.

H2b - L216-6 du Code de l'environnement (partie eau)

Cet article comporte deux parties : une première traitant de la pollution des eaux au sens strict du terme et la deuxième traitant du déversement de déchets en quantité importante dans les eaux.

Le fait de jeter, déverser ou laisser s'écouler dans les eaux superficielles, souterraines ou les eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales, directement ou indirectement, une ou des substances quelconques dont l'action ou les réactions entraînent, même provisoirement, des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune, à l'exception des dommages visés aux articles L238-73 et L432-2, ou des modifications significatives du régime normal d'alimentation en eau ou des limitations d'usage des zones de baignade, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.

Le tribunal peut également imposer au condamné de procéder à la restauration du milieu aquatique dans le cadre de la procédure prévue par l'article L216-9.

Dans ces deux articles, il est indiqué que l'infraction constituée est un délit. Le comportement prohibé peut être une action volontaire (rejet, déversement, etc.) ou une action passive (laisser écouler, débordement, etc.), le rejet peut être direct ou indirect, les substances peuvent être de toutes natures (hydrocarbures, solides, liquides, thermiques, etc.).

H2c - L211-2 du Code de l'environnement (partie eau)

  • R216-7 du Code de l'environnement (partie eau) − épandages de boues
  • R216-8 du Code de l'environnement (partie eau) − épandages d'effluents agricoles
  • R216-12 du Code de l'environnement (partie eau) − non-respect des prescriptions établies par un arrêté ministériel

H2d - L253-17 du Code rural (partie produits phytophramaceutiques)

H2e - L541-46 du Code de l'environnement (partie déchets)

H2f - L514-9 à L514-12 Code de l'environnement (partie ICPE)

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